Google

BIENVENUE A TOUTES ET TOUS

BIENVENUE A TOUTES ET TOUS
Juste une idée de ce que vous pouvez voir!

LE TEMPS DES EXPOS ...

" DERNIÈRES NOUVELLES ...!"

Nous avons le regret de vous informer qu'en raison de problèmes techniques le Musée ne pourra ouvrir ses portes cette année.
Nous comptons sur vous l'année prochaine!
Merci et encore mille excuses

Général François MIREUR, de la "Marseillaise" au "Grand-Jardin"...

Salon d'antiquité de grande renommée, la propriété du Grand-Jardin, située avenue Robert Fabre à Fayence, est un lieu particulier dont l'histoire ne vous ai peut-être pas connue.

Savez vous que cette magnifique propriété a été achetée par François Mireur qui voulait pouvoir s'y retirer après avoir servi la Fra
nce, mais les événements n'ont pas voulus qu'il en soit ainsi!

Ce Général, grand serviteur de la France, fait partie de notre patrimoine.

Voici son histoire:


Le 9 Février 1770, le maire d'Escragnolles (village des Alpes-Maritimes, près de Grasse), fête la naissance de son deuxième fils Etienne François.

Après une enfance sereine, ce dernier s'inscrit à la faculté de Montpellier. En 1792, il est docteur en médecine, et engagé dans l'action politique, membre très actif d'un de ces clubs des Amis de la constitution que la Révolution fit fleurir en Provence.

Le 21 Juin, il se rend à Marseille pour organiser le mouvement des volontaires du Sud vers Paris. Il leur fait connaître et interpréter le chant de Rouget de Lisle qui les accompagnera tout le long de leur parcours vers Paris. Ainsi naissait la Marseillaise. Il décide ensuite d'embrasser la carrière des armes, non pas dans le service de la santé, mais dans la cavalerie!

Après les combats de l'Argonne et la bataille de Valmy, Mireur part avec l'armée Dumouriez à la conquête de la Belgique et de la Hollande, puis on le retrouve à la bataille de Fleurus, sous Jourdan. Il fait partie de l'armée de Sambre et Meuse, franchit le Rhin, fonce sur Rastibonne avec Ney et passe à l'armée d'Italie où, sous le regard de Bonaparte, il saute le Tagliamento et prend Gradisca.

Après avoir, par deux fois, refusé ce grade pour demeurer auprès de ses hommes, François Mireur est fait Général de brigade en 1797. Il a 27 ans.

Le 29 Janvier 1798, le Général Berthier entre à Rome à la tête d'un nombreux état-major, au premier rang duquel se trouve Mireur.

Le débarquement en Angleterre que projetait le Directoire se transforme peu à peu en campagne d'Egypte. La division Desaix s'embarque le 28 Mai à Civitta Vecchia avec une cavalerie réduite à trois généraux de brigade, Belliard, Priant et Mireur.

Le 8 Juillet, Bonaparte et son état major arrivent à Damanhour. Le soir même on tient un conseil de guerre. Mireur en fait partie. Au matin, la troupe lève le camp, Mireur monte son cheval, devance les avant-gardes, des coups de feu partent tirés par des arabes cachés derrière des monticules de sable. Mireur désarçonné est mortellement atteint. Quand Berthier, Desaix, Priant et Belliard arrivent à sa hauteur, ils ne trouvent que son cadavre.

C'est le Général Belliard, devenu plus tard Lieutenant Général, Pair de France et Comte, ancien volontaire de 1792, qui fait inhumer son jeune camarade aux environs du village d'Elgata, non loin de Damanhour. Le Général Davout, futur maréchal de France, Duc d’Auerstaedt et Prince d'Eckmühl, prend le commandement de sa brigade.

Ainsi se termine la fulgurante carrière du Général François Mireur.

Le nom de Mireur est dorénavant gravé dans la pierre et dans le bronze aux côtés d'autres héros:

Après l'Arc de Triomphe de l'Etoile, où l'on peut lire le nom de Mireur avec celui de tant de capitaines de la Révolution et du 1 Empire, les tables de bronze des galeries de Versailles où sont inscrits les guerriers et les généraux tués devant l'ennemi depuis la fondation de la Monarchie Française, magnifient le jeune provençal à la suite des Princes, des Ducs, des Généralissimes, des Amiraux et des Maréchaux tombés sur les nombreux champs de batailles, staff solidifié de notre histoire, on peut lire ces lignes consacrant définitivement la gloire modeste de celui qui apporta la Marseillaise à Marseille et fut l'ami de Bernadotte :

FRANÇOIS MIREUR

GENERAL DE BRIGADE

TUE AU COMBAT DE DAMANHOUR

LE 9 JUILLET 1798 A L'AGE

DE 28 ANS

Aucun commentaire: